Mémoires
31/08/2009 17:45 par dlr14ème_62
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Mémoires
31/08/2009 17:45 par dlr14ème_62
L’Aurore vient du fond du ciel
Mémoires de Maurice Druon
Genre : Biographie
Paru en 03/2006
Edition : Plon – De Fallois, Paris
broché
372 p.
EAN13 : 9782259204507
Présentation de l’éditeur
Notre époque est indiscrète. Certains lui résistent. De Maurice Druon, le plus connu peut-être des écrivains français vivants, que connaît-on ? On connaît le romancier, l’homme politique, le Secrétaire perpétuel de l’Académie française, et l’infatigable combat qu’il mène pour la défense de la langue française. Mais de Maurice Druon lui-même, de l’homme Druon, que savons-nous ? Aujourd’hui, dans un récit rapide, chaleureux, coloré, il nous décrit d’abord le cheminement de ce qu’il appelle son vouloir vivre, à travers les ascendances géographiquement les plus diverses et parfois extravagantes. Puis, avec cette allégresse qui semble le tempo même de la jeunesse, en dépit des orages intérieurs et extérieurs qui la menacent, Maurice Druon nous dit comment, pendant les courtes années qui séparent
la Première Guerre mondiale de
la Seconde , il est devenu ce qu’il est. Mais au-delà du charme des souvenirs et de la formation d’une personnalité, Maurice Druon nous révèle, dans le style ferme et grave qui est le sien, « chaud de cœur et clair d’esprit », la véritable raison d’être de ces Mémoires : « Suite profane d’une tradition sacrée, les « mémoires » sont le vêtement qui nous habillera sur notre lit de mort, le vernis de notre sarcophage ». Sinon, quoi de plus dérisoire que d’aspirer à une immortalité de papier, afin de se maintenir, un peu plus, un peu moins, dans le souvenir d’une espèce qui, tôt ou tard, disparaîtra d’une planète, destinées de toute manière, à refroidir. ?... Le témoignage est l’acte terminal de notre mission sa protection au sens premier du terme. C’est ce témoignage dont il livre ici le début.
Description
Français d'adoption, Maurice druon a choisi sciemment la France pour Patrie. C'est ce qu'il démontre dans ce livre.
Biographie
Maurice Druon, secrétaire perpétuel de l'Académie française, est l'auteur des Rois maudits, des Grandes Familles, de Vézelay, colline éternelle…
Un livre de Max Gallo
31/08/2009 17:10 par dlr14ème_62
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Un livre de Max Gallo
31/08/2009 17:10 par dlr14ème_62
Fier d'être français
de Max Gallo
Genre : Essais - Documents
Editeur : Fayard
Publication : 8/2/2006
ISBN : 2213629323
Extrait : "faut bien que quelqu'un monte sur le ring et dise: "Je suis fier d'être français. " Qu'il réponde à ceux qui condamnent
la France pour ce qu'elle fut, ce qu'elle est, ce qu'elle sera: une criminelle devenue vieillerie décadente. Or nos princes, qui devraient la défendre, au lieu de pratiquer la boxe à la française, s'inspirent des lutteurs de sumo ! Comment ne pas chanceler dans ces conditions? Et les procureurs de frapper fort. Ils exigent que
la France reconnaisse qu'elle les opprime, qu'elle les torture, qu'elle les massacre. Seule coupable! Pas de héros dans ce pays! Renversons les statues, déchirons les légendes. Célébrons Trafalgar et Waterloo, et renions Austerlitz! Ils veulent que
la France s'agenouille, baisse la tête, avoue, fasse repentance, reconnaisse ses crimes et, tondue, en robe de bure, se laisse couvrir d'insultes, de crachats, heureuse qu'on ne la " nique " qu'en chanson et qu'on ne la brûle que symboliquement chaque nuit! Il est temps de redresser la tête, de hausser la voix, de monter sur le ring... et de boxer à la française!"
PW : Bonne Analyse de ce qu’est l’'identité française, n'en déplaise aux Euro-béats et mondialistes de tous crins, écrit dans un style remarquable !
Le gendarme des banques britanniques donne raison à nos thèses
28/08/2009 17:19 par dlr14ème_62
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Le gendarme des banques britanniques donne raison à nos thèses
28/08/2009 17:19 par dlr14ème_62
La surprenante charge du gendarme des banques britanniques contre la City
Lord Adair Turner, le président de la Financial Services Authority, reproche aux banques du royaume leurs prises de risques excessives. Il s’interroge sur l’utilité sociale de la City et propose pour diminuer les bonus une taxe spéciale sur le modèle de la taxe Tobin.
La charge, venue du gendarme bancaire britannique, a pris la City par surprise. « Si vous voulez faire cesser les rémunérations excessives, vous devez réduire la taille du secteur financier ou appliquer des taxes spéciales sur ses bénéfices », affirme Adair Turner, le président de la Financial Services Authority (FSA), avant d’appeler à une « reconstruction massive du système de régulation financier mondial, pas un simple ajustement ». Nicolas Sarkozy, décidé à porter sur la scène internationale les initiatives françaises pour encadrer les bonus, n’aurait sans doute pas renié ces déclarations.
A Londres, elles ont fait l’effet d’une bombe. Dans cette interview au magazine « Prospect », reprise hier par de nombreux quotidiens britanniques, lord Turner ne ménage pas ses critiques contre les banques. Il leur reproche leurs prises de risque excessives, s’interroge sur l’utilité sociale de leurs activités et se dit partisan d’une taxation des banques pour diminuer les bonus qu’elles accordent à leurs opérateurs de marché, sur le modèle de la taxe Tobin. Si les rémunérations sont trop élevées dans le secteur bancaire, cela tient en effet, selon le patron de la FSA, à la « dérégulation financière caricaturale » des dernières décennies qui ont rendu la City « hypertrophiée ».
Plusieurs pistes sont donc avancées pour y remédier. Adair Turner estime qu’augmenter le capital minimum nécessaire pour exercer des activités boursières serait l’« arme la plus puissante pour éliminer activités et profits excessifs ». Il évoque aussi la possibilité d’une « taxe sur la taille » afin d’éviter que les banques ne deviennent « too big to fail ». Il propose enfin d’instaurer une taxe sur les transactions financières : « Si une hausse du capital requis n’était pas suffisante, je serais heureux d’examiner la possibilité de taxes sur les transactions financières, des taxes Tobin », poursuit-il. La taxe Tobin consiste à prélever un pourcentage sur chaque transaction financière.
Un baroud d’honneur ?
Le ministère des Finances britannique a accueilli la proposition plutôt froidement : « Les taxes sont l’affaire du chancelier, les ministres des Finances du G20 discuteront des bonus qui ont mis en danger le système bancaire, la semaine prochaine à Londres », indiquait-on hier au 11 Downing Street. Les déclarations d’Adair Turner ont été tout aussi modérément appréciées à la City. Certains y voyaient surtout le baroud d’honneur d’un président nommé par Gordon Brown et menacé par un retour aux affaires des conservateurs. Hier, la FSA s’est d’ailleurs empressée d’indiquer que les propos de son président étaient « extraits d’une table ronde et n’étaient pas l’expression d’une nouvelle politique ». Ils marquent de fait une inflexion de l’Autorité des services financiers britannique, critiquée jusque-là pour sa complaisance envers les banquiers. Lord Turner considérait lui-même il y a quelques mois que les bonus étaient un « symptôme » de la crise davantage qu’une cause. La FSA a bien édicté à la mi-août 8 principes destinés à mieux encadrer les bonus. Mais, sous la pression des banques, le texte a été allégé sur plusieurs points clefs.
Les banquiers britanniques avaient agité le spectre des départs en masse des traders vers d’autres places plus « accueillantes » comme New York ou Zurich. « Si on introduit de mauvaises règles ou de mauvaises taxes, on pourrait rapidement voir des activités partir à l’étranger »,a encore affirmé hier l’association des banques britanniques, en réaction aux propos d’Adair Turner. Et de rappeler que « plus de la moitié des 336 banques opérant au Royaume-Uni venaient d’autres pays : c’est une réussite à ne pas prendre à la légère ». La question de l’attractivité des places financières ne se pose visiblement pas qu’à Paris.
Les Echos, Guillaume Maujean, 28/08/09
Toujours d'actualité
27/08/2009 17:10 par dlr14ème_62
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Toujours d'actualité
27/08/2009 17:10 par dlr14ème_62
de Jacques de Guillebon
Essai (broché).
Format : 140 x 225 mm
228 pages
Paru le 06/04/2006
ISBN : 978-2-7509-0114-1
Présentation de l’éditeur
La France est au bord de la crise de nerfs. Les grandes utopies ont fait faillite. Les lendemains qui chantent déchantent. Les classes dirigeantes s’inquiètent. La révolte gronde. Les banlieues s’enflamment. Mais rien ne change. Avec fougue et pugnacité, Jacques de Guillebon se livre à une dissection au scalpel des tumeurs qui métastasent la société française. Tout y passe : la violence qui empoisonne les rapports entre hommes et femmes, les conflits de générations, le désespoir social, la frustration inhérente à l’idéologie du plaisir à tout prix, l’échec de l’intégration des immigrés, les problèmes de logements, le rejet de la classe politique dans son ensemble, l’absence de projet, le sentiment d’un avenir plombé. Radiographie sociale et politique,
La France excédée surprend par la pertinence de son propos. Un pari sur l’avenir.
Biographie de l’auteur
Jacques de Guillebon, 27 ans, vit à Paris. Ancien animateur de la revue Immédiatement, directeur délégué de la revue mensuelle catholique
la Nef , il collabore au Figaro Magazine et au Figaro Hors-série. Il est notamment l’auteur de Nous sommes les enfants de personne (Presses de
la Renaissance , 2005).
Un Traité sous les feux nourris
27/08/2009 16:55 par dlr14ème_62
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Un Traité sous les feux nourris
27/08/2009 16:55 par dlr14ème_62
Traité de Lisbonne : game over ?
Le professeur italien Giuseppe GUARINO avait indiqué à juste titre que si le Parlement allemand devait adopter les lignes directrices de la Cour dans sa nouvelle loi d’accompagnement du traité, le texte approuvé par l’Allemagne serait alors différent de celui adopté par les autres pays, ce qui invaliderait toute la procédure.
En effet, la CDU et la CSU, sur incitation de cette dernière, ont formulé une résolution à annexer à la nouvelle loi, dont le vote est prévu pour le 26 août, stipulant que seule « l’interprétation » du traité de Lisbonne précisée par la Cour constitutionnelle aurait cours en Allemagne, et précisant que la Commission européenne et tous les Etats membres de l’UE devraient être informés de cette mesure.
Le dirigeant de la faction CDU-CSU au Bundestag, Volker KAUDER, a demandé au SPD de voter en faveur de la résolution, malgré son opposition sur le fond, afin d’éviter de bloquer la ratification du traité. Désormais, la faction pro-Lisbonne est échec et mat.
Voilà ce qu’a dû concéder à contrecœur Hans-Gert POETTERING, l’actuel dirigeant de la faction CDU-CSU au Parlement européen et l’un des principaux porte-parole du traité de Lisbonne. Il a reconnu que si le Bundestag adopte cette résolution, tous les autres pays européens devraient en faire autant, dans la mesure où la Cour constitutionnelle allemande a défini « un traité différent ».
Par ailleurs, en République tchèque, un groupe de sénateurs du Parti des démocrates civiques (ODS) prévoit de demander à la Cour constitutionnelle de leur pays de suspendre la ratification du traité de Lisbonne le temps de modifier la loi d’accompagnement tchèque. Ils estiment que tout transfert de pouvoir à Bruxelles doit être approuvé par au moins 60% des députés et sénateurs, et non à la majorité simple.
Ce groupe de sénateurs prépare aussi une nouvelle plainte contre le traité en tant que tel, dont le destin dépend de l’issue du référendum du 2 octobre en Irlande. Le Président tchèque Vaclav KLAUS (ODS) a déclaré qu’il ne comptait pas signer l’approbation tchèque du traité avant le référendum irlandais. Cela pourrait aussi être reporté du fait que des élections parlementaires anticipées sont prévues pour les 9 et 10 octobre.
www.solidariteetprogres.org, 25 août 2009
Un nouveau combat
27/08/2009 16:51 par dlr14ème_62
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Un nouveau combat
27/08/2009 16:51 par dlr14ème_62
Depuis des années, la Bibliothèque Nationale, à l’initiative de Jean-Noël Jeanneney, a lancé la numérisation de l’ensemble de ses œuvres de manière indépendante du projet de Google.
Or aujourd’hui, cette voie prometteuse qui a fait des émules dans les pays qui souhaitent garder leur indépendance linguistique, est remise en cause. Je recommande à tous l’excellent plaidoyer de Jean-Noël Jeanneney, que vient de publier, mercredi 26 août, le Figaro*.
Cette question n’est pas anodine car l’indépendance culturelle et linguistique est fondamentale pour notre avenir de Nation libre.
Après la ratification malheureuse du Protocole de Londres qu’avait bloqué Jacques Chirac et que Nicolas Sarkozy a soumis au Parlement, il faut à tout prix éviter l’abandon de la voie originale qu’avait mis en place la Bibliothèque Nationale de France.
Comment demander en effet à nos amis francophones de continuer à parler le Français si notre pays y renonce ?
NDA
http://www.lefigaro.fr/debats/2009/08/27/01005-20090827ARTFIG00001-bnf-et-google-l-insupportable-tete-a-queue-.php
Relu récemment
25/08/2009 17:36 par dlr14ème_62
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Relu récemment
25/08/2009 17:36 par dlr14ème_62
Défis républicains
de Jean-Pierre Chevènement
Broché
ISBN-10: 2213620822
ISBN-13: 978-2213620824
" J’ai conçu ce livre de témoignage comme un filet marin : des nœuds, autant d’événements auxquels j’ai participé ou de grands dossiers que j’ai portés, mais aussi des fils courant de l’un à l’autre, restituant les problématiques d’ensemble dans lesquelles, pendant plus de trente ans, j’ai cru devoir inscrire mon action. Un récit sans langue de bois autant qu’une interprétation de l’histoire. J’ai choisi de m’exprimer à découvert, avec le souci d’être juste, autant que possible, en tout cas sincère, et dans le seul but de servir
la France selon l’idée que je m’en fais... Pour une nouvelle donne mondiale, sa voix reste indispensable afin de faire émerger d’Europe une volonté politique par rapport aux États-Unis, non pas contre eux, mais indépendamment d’eux. Ce projet, aujourd’hui presque indicible, est le seul qui vaille, le seul qui mérite qu’on se batte, le seul qui nous redonne une perspective historique. " Jean-Pierre Chevènement.
Un livre incontournable riche en anecdotes, parsemé de riches analyses selon le style percutant propre à J.P. Chevnement.
Biographie de l'auteur
Originaire de Belfort, fils d’instituteurs, Enarque, membre du Parti socialiste de 1964 à 1993, Jean-Pierre Chevènement fut, sous la présidence de François Mitterrand, successivement ministre d’Etat chargé de
la Recherche et de
la Technologie , puis de l’Industrie, ministre de l’Education nationale, ministre de
la Défense où il démissionna avec fracas puisqu’il était opposé à l’intervention française dans le Golfe arabo - persique. Il crée alors, en 1992, le Mouvement des Citoyens. Maire de Belfort depuis 1983, il fut ministre de l’Intérieur sous le gouvernement Jospin de juin 1997 à août 2000, et aura été candidat à la présidence de
la République en 2002.
Avis : A lire avec délectation. Un regret : que Chevènement ne rejoigne pas nos rangs.
La situation militaire en Afghanistan se détériore
25/08/2009 16:21 par dlr14ème_62
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La situation militaire en Afghanistan se détériore
25/08/2009 16:21 par dlr14ème_62
Le chef d’état-major interarmes américain, l’amiral Mike Mullen, a jugé dimanche que la situation militaire en Afghanistan se détériorait, les insurgés taliban ayant amélioré leurs tactiques de combat.
"Je pense que (la situation) est sérieuse et se détériore. Je le dis depuis deux ans, je dis que les insurgés taliban ont adopté de meilleures tactiques de combat, plus perfectionnées", a-t-il déclaré sur la chaîne CNN.
Il a ajouté que le nouveau commandant des forces occidentales en Afghanistan, le général Stanley McChrystal, poursuivait son "état des lieux" sur le terrain.
"En fait nous n’avons toujours pas pris de décision sur l’envoi éventuel de renforts. Nous avons demandé, le secrétaire à la Défense et moi-même, (à McChrystal) de nous dire ce dont il avait besoin (...). Je peux vous assurer que jusqu’ici il n’a pas demandé de troupes supplémentaires", a expliqué l’amiral Mullen.
Le président Barack Obama a porté les effectifs des troupes américaines en Afghanistan à 62.000 hommes. Alors que les pertes sont en constante augmentation, l’opinion doute et l’impatience monte, selon les sondages.
En juillet, 44 "boys" ont été tués - un record mensuel depuis l’invasion de 2001 - et une majorité sans précédent d’Américains se déclarent hostiles à la guerre, tandis que seuls 41% la justifient, selon une étude CNN/Opinion Research Corp.
Les analystes s’accordent à donner encore un an à Obama pour faire la preuve de progrès en Afghanistan car, en novembre 2010, il affrontera les élections parlementaires de mi-mandat qui pourraient fournir aux Américains l’occasion de laisser éclater leur mécontentement.
L’Express, 23/08/09
L’alliance du vide
25/08/2009 16:15 par dlr14ème_62
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L’alliance du vide
25/08/2009 16:15 par dlr14ème_62
Une fois n’est pas coutume, je vais vous parler de la gauche. Non pas des idées ou du programme politique qu’elle est incapable de proposer à nos concitoyens, mais des petits calculs d’intérêts qui se font jour lorsque les élections approchent.
Regardons Vincent Peillon et ses amis d’hier et d’aujourd’hui. En effet, bien curieuse réunion de famille que celle de samedi dernier, où se sont succédés à la tribune, outre l’ancien porte-parole de Mme Royal : Christiane Taubira, Robert Hue, Daniel Cohn-Bendit et Marielle De-Sarnez ce qui, ramené à leur parti respectif, nous donne la gauche radicale, les communistes, les Verts et les démocrates chrétiens derrière le micro tendu par un socialiste.
Tout ça pour nous dire quoi ? Que les problèmes des français ne sont pas encore inscrits à leur ordre du jour, bien évidemment. Pas un mot sur la nécessaire réforme de l’Etat, sur le déficit colossal de notre régime social, sur les délocalisations et leurs conséquences désastreuses tant sur le plan humain qu’économique, sur la taxe carbone, la montée du chômage… toutes ces problématiques qui, pourtant, appellent des réponses urgentes.
Alors, bien sûr il y a l’alliance, l’indispensable alliance, le grand rassemblement de la gauche et du Modem en vue de battre l’UMP aux prochaines élections régionales et présidentielles.
Mais un rassemblement pour faire quoi ? Pour jouer à l’opposition lorsque les conséquences des textes votés avec empressement à Bruxelles se feront sentir ? Rappelons que dans 90 % des cas, les eurodéputés UMP, PS et Modem votent les mêmes textes, ces textes qui régissent ensuite notre quotidien et sur lesquels ces mêmes partis se chamaillent sur les plateaux télé nationaux. Curieuse farce démocratique que cette comédie d’opposition destinée uniquement à nourrir les principaux acteurs.
Aussi, ne soyons pas dupes et ne cherchons pas de débat d’idées là où il n’y a que des phrases toutes faites et une quête effrénée d’intérêts purement électoralistes. Gageons que nos concitoyens ne serviront une fois de plus que de variable d’ajustement à de petits calculs bien mathématiques.
Mais, les françaises et les français attendent légitimement autre chose de la politique. Il ne tient qu’à nous de répondre à cet appel et de représenter cette alternative dont notre pays a tant besoin. C’est pourquoi, au vide programmatique, opposons l’espoir apporté par un projet républicain ambitieux et cohérent !
NDA
Présidentielles Afghanes : le rendez-vous manqué avec la démocratie
24/08/2009 17:56 par dlr14ème_62
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Présidentielles Afghanes : le rendez-vous manqué avec la démocratie
24/08/2009 17:56 par dlr14ème_62
L’ampleur des fraudes pèsera sur la présidentielle afghane
Malgré la présence de milliers d’observateurs, l’ampleur des irrégularités qui entachent les scrutins présidentiel et provinciaux reste encore mal connue
Fausses cartes d’électeur, bourrages d’urnes, vote sous la menace…, dès samedi 22 août, deux jours après les élections afghanes, les observateurs de la Fondation pour des élections libres et justes en Afghanistan (Fefa) rapportaient des fraudes dont l’ampleur menace la crédibilité des élections présidentielle et provinciales. Indépendante du pouvoir, la Fefa avait dépêché près de 7 000 observateurs envoyés dans les 6 200 bureaux de vote ouverts dans le pays, afin de contrôler la validité d’un scrutin organisé tant bien que mal, compte tenu des problèmes de sécurité.
Président de la Fefa, Ahmad Nader Naderi (lire ci-contre) a révélé que des centaines de bureaux de vote sont restés fermés. Encore mal estimée, l’ampleur des fraudes pèse sur la crédibilité du scrutin de jeudi, loin du succès des premières élections afghanes de 2004. Ajoutées au faible taux de participation, ces irrégularités nourriront à coup sûr une contestation des résultats, avant même leur annonce le 3 septembre.
Qui est responsable de ces incidents ?
Chargée d’organiser le scrutin, la commission électorale afghane assurait pourtant avoir tout préparé. À la veille du vote, elle annonçait avoir mobilisé plus de 230 000 observateurs pour s’assurer du bon déroulement des élections. Leur mandat : contrôler la validité des élections et rapporter toute irrégularité. Problème : ce chiffre englobe l’ensemble des assesseurs électoraux membres des partis politiques, sans aucune garantie d’indépendance. En réalité, près de 7 400 examinateurs présents jeudi dans les bureaux de vote pouvaient seulement être qualifiés d’indépendants. Outre les délégués afghans de la Fefa, 400 observateurs internationaux étaient présents.
La mission d’observation européenne était la plus fournie
Avec 120 membres, la mission d’observation européenne était la plus fournie, sous la direction du Français Philippe Morillon, ancien député européen. Pour l’ancien commandant des forces de l’ONU en Bosnie en 1992 et 1993, les élections sont « une victoire du peuple afghan », mais n’ont « pas été libres dans certaines parties du pays en raison de la terreur ». La mission d’observation des élections de l’Union européenne (EUEOM) a ainsi rapporté « un nombre important de violents incidents, dont des attaques au mortier contre les bureaux de vote ».
De son côté, l’association américaine Democracy International avait 60 agents d’observation sur place, sous la direction de l’ancien représentant américain du Wisconsin Jim Moody. Dans son premier rapport, l’organisation estime qu’« il est trop tôt pour juger si les élections ont été crédibles ». Plus de 200 autres observateurs internationaux, pour la plupart choisis parmi les personnels d’ambassade, à Kaboul, ont également été mobilisés.
225 irrégularités ont été signalées
La présence d’observateurs internationaux, le jour du scrutin, n’est pas une nouveauté. Déjà, il y a cinq ans, l’Union européenne avait envoyé une mission pour suivre les élections afghanes, sous la direction de l’ancienne commissaire européenne Emma Bonino. En 2008, des missions similaires avaient été chargées de suivre les élections dans 10 pays du monde, dont le Rwanda et la Bolivie. D’une manière générale, ces observateurs doivent vérifier que le déroulement des élections satisfait aux exigences démocratiques.
Leur présence constitue un enjeu de taille en Afghanistan, où « la communauté internationale a dû se résoudre à abandonner l’idée d’élections libres et justes, pour simplement viser des élections crédibles », estime Sam Zarifi, directeur d’Amnesty International pour la zone Asie-Pacifique. Mais pour qu’un contrôle significatif du processus électoral puisse avoir lieu, encore faut-il que ces « témoins » soient déployés en nombre suffisant. Pour ce spécialiste, « les observateurs étaient trop peu nombreux dans un pays de la taille de l’Afghanistan ».
Dans les prochaines semaines, les observations des délégués internationaux feront l’objet de rapports plus complets. En attendant, 225 irrégularités ont été signalées à la commission électorale afghane. Parmi ces plaintes, une centaine émane des partisans d’Abdullah Abdullah, le rival le plus sérieux du président sortant Hamid Karzaï. Chargée d’arbitrer les contentieux en toute indépendance, la commission électorale est en réalité proche du président sortant, qui en a nommé lui-même les membres. Vendredi, la commission électorale annonçait que le dépouillement des votes était terminé. À cause des réclamations, les résultats officiels ne seront pas donnés avant le 3 septembre.
Charles Montmasson, La Croix, 23/08/2009